27 novembre 2006

Les souvenirs en mouvements grâce au cadre photo numérique : véritable rupture dans le marché du visionnage des photos ?


Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière.

Charles Baudelaire
Fusées (1867)


Fini les albums poussiéreux et les soirées diapo mortelles. Désormais, les photos s’exposent en ligne ou défilent toutes seules grâce au cadre numérique pour le plus grand plaisir de nos yeux. Véritable évolution sans précédent dans le domaine du format numérique.

Le cadre photo numérique est un appareil permettant l'affichage d'une photo de source numérique dans un cadre. Certains cadres numériques possèdent une mémoire interne, qui peut être chargée à partir d'un câble de type USB, ou via la technologie sans fil Bluetooth, ou utiliser des cartes mémoire de différents formats. Certains peuvent faire défiler les photos en mémoire, sur demande ou automatiquement. Ils reposent généralement sur une technologie LCD pour l'affichage. Pour le moment, l’espace de stockage est restreint : seulement 80 photos en moyenne, l’autonomie est limitée à 1 heure mais l’alimentation sur secteur est possible. S'il n'est allumé que 10 heures par jour, sa durée de vie est de 5 ans et demi.

Liens http://www.consumer.philips.com/consumer/catalog/product.jsp?productId=7FF1AW_00_FR_CONSUMER&activeTab=specifications&language=fr&country=FR&catalogType=CONSUMER&proxybuster=MYK3BUDWAB5LHJ0RMRCSHQNHKFSESI5P

Le produit est récent avec 1 an de vie sur le marché. Il n’en est qu’à sa phase de lancement (CF cycle de vie de la pyramide de Maslow). C’est pourquoi le prix reste encore assez élevé variant de 89€ a 400€ environ. Certaines marques le proposent : Sigmatek, Coskin, Philips, PARROT, Mensway…

Liens http://www.pixmania.com/fr/fr/s_action/search/index.html

Plusieurs axes de réflexions à prendre en compte :

Que vont devenir les fabricants d'imprimantes et les labos photo à terme si le produit aujourd’hui encore caractérisé comme un produit de niche devient un produit d’usage ?

Est-ce une adaptation née en suite logique avec l’apparition des appareils photos numériques ? Je précise, est ce un phénomène de masse ? On prend de plus en plus de photos, d’où la difficulté de faire un choix dans le tirage, à partir duquel on décide d’en faire apparaître plusieurs dans un même cadre ! Jusqu’où la technologie va-t-elle faire évoluer notre mode de vie ?

Vos commentaires...

En savoir plus :
http://www.selexium.fr/catalogue/f_cataloguedetail.php?code=10850
http://www.inovixproducts.com/Share-your-digital-life-!_a25.html

http://www.rueducommerce.fr/Photo-Video-Numerique/61-Comparatif-Cadre-Photo-Numerique/

http://www.pixmania.com/fr/fr/201052/art/philips/cadre-photo-numerique-7-1.html - 41k

21 novembre 2006

Prêts pour le livre électronique ?
















Le temps du livre électronique serait-il enfin arrivé?

C'est du moins ce que laisse présager la commercialisation depuis cet été aux USA de deux nouveaux modèles.

Tout d'abord Iliad du Néerlandais iRex (filiale de Philips Electronics).
Ce livre életronique permet de lire des documents PDF, XHTML, TXT ainsi que des fichiers audio MP3 ...
L'iRex Iliad peut être connecté à des clés USB et à des cartes mémoires Compact Flash ou MMC. Il intègre un contrôleur sans fil WIFI 802.11g et un port Ethernet 10/100Mo. Autonome pour une durée de 21 heures environ en mode lecture/écriture, il est doté d'une mémoire de 128Mo. Ses dimensions sont de 155 x 217 x 16 mm, pour un écran de 8,1 pouces (résolution de 1024 x 768 / 16 niveaux de gris) et un poids de 390 grammes.
Prix de vente: 650 €.

Le constructeur Japonais Sony n'est pas non plus en reste avec la mise sur le marché de Reader (PR-500), dont l'écran affiche une résolution de 800 x 600 pour une dimension de 75,6 x 123,6 x 13,8 mm, et un poids de seulement 250 grammes, batterie incluse. Il est aussi capable de lire des documents PDF, JPEG, RSS, HTML ... et d'être connecté à un PC via une clé USB.
Grâce à l'utilisation de "l'encre électronique", qui réduit sa consommation d'énergie, le Sony Reader affiche près de 7500 pages sans être rechargé. Un service de vente en ligne d'ouvrages numérisés est également disponible depuis le Connect Store de Sony.

Seul ombre au tableau et non des moindres, la compatibilité entre les systèmes de protection des contenus (DRM) qui diffèrent d'un éditeur à l'autre et qui obligent les constructeurs à s'entendre avec ses derniers.
Or, concernant les livres protégés par des DRM, Iliad et Reader ne parviennent à lire que ceux qui correspondent à leur propre format...

Pour plus de précisions voir cet article

15 novembre 2006

Adaptation au format numérique : la loi antiterroriste

Les opérateurs conserveront pendant 1 an les informations permettant notamment d'identifier l'utilisateur, les données relatives aux équipements terminaux de communication utilisés, les caractéristiques techniques ainsi que la date, l'horaire et la durée de chaque communication et les données permettant d'identifier le ou les destinataires de la communication.

FnacMusic et VirginMega s’opposent aux DRM

Enfin ! Deux des principales plates-formes du téléchargement payant de musique en ligne s’opposent aux DRM (Digital Rights Management). Ce système pénalise lourdement le consommateur. En effet, le DRM est un outil qui permet aux distributeurs de cadenasser le format des morceaux qu’ils diffusent. Ainsi, un morceau téléchargé sur iTunes ne pourra être écouté que sur un iPod, excluant l’utilisation de ce morceau sur un baladeur, autoradio ou chaîne hi-fi Sony, par exemple. Sony utilise d’ailleurs la même méthode.

La Fnac et Virgin sont les deux principaux magasins dans lesquels les amateurs de musique se rendent pour acheter de la musique ainsi que tous les supports qui permettent de l’écouter. Jusqu’alors, les DRM constituaient une restriction excessive de la liberté des utilisateurs. Après tout, si j’achète un morceau sur Internet, ce qui sous-entend un procédé payant et légal, pourquoi n’aurais-je pas le droit de l’écouter comme bon me semble, sur le support de mon choix ?

FnacMusic et VirginMega vont donc libéraliser l’utilisation de leur produit, en proposant des chansons « déverrouillées » qui, une fois téléchargées, pourront être utilisées sur n’importe quel support. Au-delà de l’intérêt du consommateur, les deux distributeurs montrent qu’ils ont compris que les DRM – en plus d’être inefficaces dans la lutte contre le piratage – sont un frein au développement du marché du téléchargement payant. On ne peut qu’applaudir une démarche qui intègre l’intérêt de l’entreprise, du marché et des consommateurs. Ca, c’est du win-win !

En savoir plus

Microsoft se lance sur le marché du Numérique avec Zune

Bien à caler dans les oreilles, le lecteur MP3 est idéal pour trimbaler partout des milliers de morceaux avec soi.

Avec 67 millions d’exemplaires depuis 3 ans, le MP3 est vendu à un prix moyen de 250 €. Des chiffres alarmants avec 75% du marché des mp3 détenus par iTunes.

Bill gates s’en lave les mains, et considère qu’il s’agit pour Microsoft d’autant de clients potentiels. Zune devient sa nouvelle arme pour concurrencer l’Ipod d'Apple.

Le 14 novembre 2006 devient la date officiel du lancement de Zune aux Etats-Unis.

11 novembre 2006

Ce qu'il faut absolument savoir !

Parce que les enjeux des acteurs peuvent paraître obscurs mais aussi parce que tout va désormais très vite, un survol des principes en somme très simples, n’est sans doute pas superflu. Tout ce qu’il faut garder à l’esprit pour analyser l’inéxorable numérisation de l’industrie culturelle !

Les termes et expressions en gras renvoient aux thèmes incontournables de notre sujet et sont tous intimement liés.


Biens culturels, produits culturels, contenus … mais de quoi parlons nous ?

Un bien culturel dans l’absolu, c’est simple : c’est quelque chose qui donne corps à de la culture et qui la véhicule.
Et la culture alors ? Si l’on se restreint à la vision la plus stricte qui soit, c’est avant toute chose, de l’information que nos cerveaux décortiquent, mais attention : non sans émotion ni indifférence. Qui dit information dit immatériel, ce qui fait qu’il n’est pas forcément aisé d’appréhender le monde des biens culturels ; les juristes peuvent en témoigner. Il faut bien insister sur l’aspect émotionnel de la culture qui se libère le temps d’une expérience au contact avec son incarnation physique : son support.

Pour qu’un bien soit culturel dans notre blog, il faut qu’il ait la vocation, comme le souhaite son créateur, à générer une expérience propice à …l’éveil de l’âme, comme dirait le philosophe. Il faut que ce bien culturel soit pourvoyeur de belles émotions !

Mais trève de réflexion pseudo métaphysique. Concrètement, les biens culturels (appelés aussi contenus ou produits s’ils s’inscrivent dans un marché) qui seront suceptibles de nous intéresser seront rattachés à la liste non exhaustive suivante :

  • Bien culturel pictural (peintures et dessin, photographie…) : surface papier, cadres et formats numériques
  • Bien culturel cinématographique (bobine, VHS, DVD et du numérique…)
  • Bien culturel écrit : papier, livres numérique
  • Bien culturel vidéoludique : format numérique
  • Bien culturel musical : partitions, supports audios en tout genre : cassettes, vinyles, CDs, et autres formats numériques .Encore et toujours le numérique ! Serait-ce une révolution ?

A toute diffusion, rétribution !

Quitte à paraître trivial, partons de là où tout commence toujours : l’acte de créer. Une œuvre (surtout pour être de qualité) nécessite un effort, du travail. En contrepartie, le créateur attend une rétribution lorsqu’il décide de la diffuser à autrui. La nature de cette rétribution est variable selon les cas : il peut s’agir en effet d’une forme de reconnaissance, le plaisir de constater l’effet positif de son œuvre sur le public (la satisfaction du partage…). Il s’agit aussi, et c’est sans doute ce qui nous est le plus intuitif (hélas ?), d’une rémunération pure et simple : tout travail ne mérite-t-il pas salaire si on en croit l’adage ?


« Tu n’as pas lu le dernier roman ? Attends, il faut que je te le raconte ! »

De tout temps les hommes se sont transmis et échangés successivement ne serait-ce qu’oralement des récits, des airs de musique etc…. Pour prendre un exemple, les grandes traditions orales d’antan, et Homère ne le renierait certainement pas, s’appuyaient parfaitement sur cette très forte propension qu’ont les hommes à partager les œuvres qui les ont touchés.

Venons en au fait : la culture est volatile ! Ce n’est pas une loi mais cela s’en rapproche quand même : un esprit ayant goûté à l’expérience d’un film, d’une musique, d’une toile, d’un récit ou de tout autre bien culturel aura souvent très envie de le faire partager avec d’autres individus, que ce soit par le bouche à oreille ou bien par la circulation des supports… L’homme est un animal grégaire, se plait à dire le philosophe (encore lui) et un tel comportement en est selon moi une jolie illustration.

Problème cependant pour le créateur en quète de rétribution : une fois partagé avec un tiers, il est ainsi difficile (certains pays tentent la chose, hélas) de contrôler totalement le cycle du partage du contenu de l’œuvre. La notion de propriété de l’œuvre doit donc tenir compte de cette volatilité, ce qui déjà lui pose une sérieux défi structurel.


Des supports physiques pour les contenus certes, mais que cela implique-t-il?

Un support a pour vocation première de stocker un contenu avant même de le diffuser. Le stockage permet de conserver à l’identique la nature de l’œuvre via un codage ou un format particulier. Ainsi, un récit sera codé sous forme de lettres, de mots et de phrases, tout comme une musique peut l’être sous forme de notes inscrites sur une partition ou de millions de 0 et 1 sur un CD.

Ceci dit, plaçons nous du côté d’un créateur naïf : «j’ai créé, je veux maintenant diffuser pour me faire connaître et pour en vivre » nous clame-t-il fièrement.

- «C’est très simple, pourrait-on lui répondre, il te suffit « juste » de trouver des supports où l’on code à l’identique ladite œuvre afin qu’il n’y ait pas d’altération et pour qu’on ne te juge pas sur ce que tu n’as pas produit. Le nombre de supports que tu vas diffuser dépendra du succès que tu auras, c'est-à-dire de ce que d’autres appellent la demande future ; et il va t’en falloir du temps et de l’énergie pour créer le lien avec cette demande, voire même pour promouvoir ton travail dans le but de la dynamiser !

Ce n’est pas fini, il te faut aussi des moyens financiers adaptés à la nature de ton support pour diffuser ton œuvre ! Diffuser un livre ou encore un CD à des milliers d’exemplaires seulement, c’est déjà très cher !»

Bref vous le savez déjà, un créateur est traditionnellement dépendant de deux autres types d’acteurs (en pratique, ils sont souvent confondus) taillés pour ces deux business : le producteur ainsi que le distributeur (voire le détaillant)…


…à moins que l’ère du numérique qui s’installe confortablement aujourd’hui ne soit en mesure de changer la donne…à suivre…

 
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